Le Je-ne-sais-quoi et le Presque-rien

Enfer des poètes

Publié le 31 Août 2011 par Cathy Reinold dans Ivresse

 

 

 

 

 

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Fantômes des poètes 2

Publié le 31 Août 2011 par Cathy Reinold dans Ivresse

 

 

 

 

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Fantômes des poètes

Publié le 31 Août 2011 par Cathy Reinold dans Ivresse

 

 

 

 

 

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L'arbre

Publié le 23 Août 2011 par Cathy Reinold dans Morceaux choisis

 

 

 

           

 

              L’ARBRE


 

Cet arbre et son frémissement

forêt sombre d’appels,

de cris,

mange le cœur obscur de la nuit.

 

Vinaigre et lait, le ciel, la mer,

la masse épaisse du firmament,

tout conspire à ce tremblement,

qui gîte au cœur épais de l’ombre.

 

Un cœur qui crève, un astre dur

qui se dédouble et fuse au ciel,

le ciel limpide qui se fend

à l’appel du soleil sonnant,

font le même bruit, font le même bruit,

que la nuit et l’arbre au centre du vent.


 

 Antonin Artaud, Œuvres complètes I, Gallimard, 1976.

 

 

 

 

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Avant le rayon vert

Publié le 22 Août 2011 par Cathy Reinold dans Le bleu du ciel

 

 

 

 

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Sans

Publié le 22 Août 2011 par Cathy Reinold dans Le bleu du ciel

 

 

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Gwelan

Publié le 21 Août 2011 par Cathy Reinold dans Histoires d'oiseaux

 

 

 

 

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Le correspondant

Publié le 14 Août 2011 par Cathy Reinold dans Morceaux choisis

 

 

 

Le correspondant

 

 

 


 

Il arrive la nuit que je ne dorme pas durant des heures.

Autrefois je me retournais comme une folle dans mon lit.

Et puis je me suis mise à inventer des lettres

Pour des gens lointains et gentils, moi qui ne connais personne.

Maintenant je vois dans le noir, comme aux cinémas de

    campagne,

Des signes sur l’écran parmi des poussières d’étoiles :

C’est moi qui parle, ainsi qu’un champ de marguerites fleurit.

Si je voulais je crois que je pourrais en faire un livre,

Et mes rêves aussi mériteraient d’êtres décrits.

Je descends de grands escaliers, en longue robe blanche ;

Des personnes très bien m’attendent tout en bas des marches :

Ah nous avons reçu votre lettre, ma chère… Il est minuit.

On s’éloigne en dansant sous les arbres qui s’illuminent.

Passent sans aucun bruit de profondes automobiles.

Les boulevards touchent le sable de la mer. Je ris,

Et c’est frais dans mon col de renard couleur de lune.

(Vous êtes là, ramassé sous le mur à l’ombre courte,

Comme au verger d’enfance où je n’ai pas osé pousser un cri.)

 

Jacques Réda, Récitatif, Gallimard, 1970.

 


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Sur la mer

Publié le 13 Août 2011 par Cathy Reinold dans Morceaux choisis

 

 

 

 

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Sur la mer

 

   Je ne bâtirai point de maison (et il appartient à mon bonheur de n’en point posséder !).

Mais s’il le fallait, je la bâtirais, pareil à certains Romains, jusque dans la mer, - il se pourrait bien que j’aie quelques secrètes affinités avec ce beau monstre.

 

         Nietzche, Le gai savoir, traduction Pierre Klossowski,10/18.


 

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