Le Je-ne-sais-quoi et le Presque-rien

Sur le fil

Publié le 18 Novembre 2011 par Cathy Reinold dans Sylva

 

 

 

 

 

 

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Juste avant la chute 2

Publié le 14 Novembre 2011 par Cathy Reinold dans Sylva

 

 

 

 

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Oiseau

Publié le 12 Novembre 2011 par Cathy Reinold dans Sylva

 

 

 

 

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Presque nu

Publié le 12 Novembre 2011 par Cathy Reinold dans Sylva

 

 

 

 

 

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Pour ces chemins de traverse

Publié le 11 Novembre 2011 par Cathy Reinold dans Je

 

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Pour ces chemins de traverse

Petits nuages aux yeux gris

Chevaux aveugles chevauchant l’infini le cheval noir voulait partir avec moi son regard traversé de tendresse

Echos des cieux intranquilles

J’ai parié j’ai perdu j’ai gagné les voix des anges

Pour ces chemins de traverse je reste

Vivante rieuse

A chacun de mes pas j’emmène le chaos inhérent à mon être agité malmené trituré traversé étonné j’emmène mes désastres

Aussi haute qu’une pomme à la peau pastelle petit pâtre grec qui menait le devin Tirésias quand je voulais être Antigone

Tu n’auras pas eu ta sépulture mon frère mon amant mon ami mon père j’ai voulu être juste et j’ai été prisonnière je suis fière et mon orgueil dépasse les astres

Atalante j’ai couru plus vite que tous mais j’ai été rattrapée par un seul

Le goût de la mangue de l’amande amère ma langue aime tous ces fruits je mange le monde

Des égards pour le moineau le minot

Visages anachroniques m’enchantent godillots monocles

Pour ces chemins de traverse je reste danser la valse des dupes

N’ingurgite

Gourmande

Désire l’ire de tes yeux noirs te mettre en colère j’adore

N’écris pas au kilomètre je flâne et glane quelques lettres

De si de la

Rêve

C’est joli la valse des dupes

Sésame de mes creux

Tulipe aguicheuse ouvre-toi

Reste partage mes naufrages mes rages Ô ma rage mes mirages

Où sont les mystères la transparence m’insupporte l’opacité me transporte tu es là je le veux

Je reste

 

 

 

 

 

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Tremblements

Publié le 10 Novembre 2011 par Cathy Reinold dans Je

 

 

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Je n’irai nulle part  sans toi

Ils me parlent d’un petit frère mort je dois raconter l’histoire en pleurant

J’ai du chagrin

Mon cœur va exploser

Je n’ai pas envie d’aller à l’école je m’ennuie je rêve j’écris des poèmes

 

 

 

Je n’irai nulle part sans toi

Je t’aime tout le temps je te vois partout je t’emmène dans mon cartable tu es l’encre de ma plume

 

 

 

Je ne vivrai pas sans toi je n’avancerai plus d’un seul pas

 

 

 

 Je ne consentirai à rien

 

 

 

J’ai du chagrin je raconte l’histoire en riant sont jolies mes allumettes j’allume partout des incendies  je veux que tout disparaisse

 

 

 

Tendresse écorchée je suis ton ange gardien prends soin de moi je n’ai aucune envie de parler à un autre que toi aucun désir sans toi je veux ta main sur ma peur sur ma peau je veux ton regard et tes mots

 

 

 

Point de respiration sans toi ton souffle m’insuffle la vie

 

 

Je ne marcherai plus j’ampute mes jambes  je décille  mes yeux j’étouffe les heures

 

 

 

Je vends mon âme pour une parcelle de ta main

 

 

 

Non  je n’irai nulle part sans toi

Ecorchée je ris écorchée je vis trouée le vent me traverse

 

 

      

Des fêtes pas de victoires à l’horizon

 

 

 

   Point de caresses des points pour suspendre le cœur

 

 

 

  J’enrage de ne jamais savoir nicher mon cœur le ranger en faire une petite cachette pour le moineau trapéziste

 

 

 

Oraison funèbre de mon amour  Ô raison funeste des bris de raison la folie s’invite

 

 

 

Mon cœur un glaçon fond au soleil ma peau brûlée par la neige

 

 

N’ai-je été tout et son contraire douceur et dureté fiévreuse et glacée sauvage et avenante

 

 

 

Le froid me mine m’anime m’enivre je m’ouvre à la chaleur de ton corps nue greffée dans le froid je suis couverte de ton silence

 

 

 

Dans tes quatre murs devine les tremblements les tremblements des arbres des oiseaux de mes mains

 

 

 

Mon corps tressaute sous tes mains l’hypothèse d’un Dieu est dans mon désir

 

 

 

Frêle frémissante je me donne aux vagues de la nuit mer sur laquelle je vogue en écoutant ton écho

 

 

 

Infime infirme mes jambes ne me mènent pas sur ton chemin

 

 


J’épelle ton nom en vain divin

 

 

 

Non je n’irai nulle part sans toi

Je reste assise attentive patiente esthète des tremblements

 

 

 

Dessine les coquelicots en sang de juin

 

 

 

Parle à la petite sirène de mon corps

 

 

 

Cours les rues cherchant partout ta présence

 

 

 

Invente des gestes pour quand nous aurons d’autres mains

 

 

 

Dits vains

Le silence est de mise

 

 

 

Tout tremble mais nous sommes occupés avec les chiffres jonglons avec eux perdons avec eux

 

 

 

Nous n’avons pas le temps de recevoir la balle balbutiante lancée par l’inconnu

 

 

 

Elle ricoche se cabre ne veut pas disparaitre et se soude à l’eau du néant

 

 

 

Cœur fier ne plie jamais cœur de fer

Seule la flamme

 

 

 

Ce chemin n’est pas celui d’aimer

 

 

 

Peau soie cœur verre âme d’acier

Matières qui tissent mes accidents

 



Criante pour creuser un sens

 

 

 

Absurde absence alors que je n’ai fait qu’ouvrir ta présence

 

 

 

Souffrance incessante arrachée de tes bras je comble le vide par de petits riens

 

 

 

Marche à l’affût les yeux piquants les oreilles aiguisées aux aguets sur le qui-vive vois tout entends tout

 

 

 

Siffle par mégarde le chant du cygne

 

 


 

Dernière heure venue

 

 

 

Pour aimant le silence illisible où je cisèle mes rêves

 

 

 

Oiseau meurtri en plein vol cage de Magritte

 

 

 

Suspends le temps

 

 

 

Réfugiée dans le rêve puise le silence lieu de la distance

 

 

 

Distance et pourtant de plain-pied je suis allée à la nage vers mon atlantique

 


 

 

Je ne suis allée nulle part sans toi

Je suis restée couchée le visage blanc

 

 

 

Entre quatre murs j’ai parcouru les sillons noirs de mes pensées rayées

 


 

J’ai perdu mon temps comme une alcoolique farouche féroce

 

 

 

Il ne fallait pas m’empêcher de perdre mes heures

 

 

 

Nul emploi du temps au jour le jour à la nuit la nuit à la guerre comme à la guerre

 

 

Pleurs cris désirs mots balbutiés sans suite je griffe la nuit pour enfin voir la chair du jour

 

 

 

Heurts sans fin gémissements de bête timide

 

 

 

 

Avec mon minois d’enfant perdue

 

 

 

Retenue mais qui me retient ?

 

 

 

Ravie quel est le ravisseur ?

 

 

 

Réservée  qui m’a réservée ?

 

 

 

Eperdu qui m’a perdue

 

 

 

Quel songe incroyable que celui d’écrire faire alliance avec le silence

 

 

 

Ce qui s’imprime ne s’exprime pas

 

 

 

Muette jusqu’au bout pesant puisant épuisant le néant

 

 

 

L’art n’est pas dans les musées dans les livres dans les théâtres

 

 

 

L’art est dans une chambre où chaque geste conte l’éternité

 

 

 

Les artistes ne se donnent pas de nom visiteurs d’un monde où ils glissent

 

 

 

L’art est ce qui nous a fait cesser de vivre

 

 

 

La vie est dehors avec l’herbe qui pousse et cette écoute ne devrait pas être inscrite elle devrait tout simplement être là

 

 

 

Occuper sa présence habiter le monde comme un damné quelle issue si ce n’est la folie

 

 

 

Je ne tourne pas rond

 

 

 

Inconnue de mes pairs j’erre les mains ouvertes en spirales mouettes rieuses

 

 

 

Blessée et mon rire pourquoi l’écrire suspendue j’avance équilibriste je tombe

 

 

Je ne suis allée nulle part sans toi

J’ai contemplé le monde avec le visage ovale de petits yeux rieurs les mains fines je ne croyais en rien à part en la beauté du monde

 

 

 

J’attendais tout je n’attendais plus rien

J’ai fermé ma porte à clef j’attendais la fin je l’ai mise au défi

 

 

 

La fin n’en finit pas

Les nuages qui passaient n’en finissaient plus d’être merveilleux

 

 

 

Trop de yeux trop d’oreilles trop de bouche trop de peau

 

 

 

Je n’en finis jamais de sentir la musique

 

 

 

Je tiens une paume de ta main de plus en plus disparue

 

 

 

Assez dit faire défaire et ainsi de suite l’invisible est pour les voyants

 

 

 

Voir ce que je ne crois plus voir une voie dans l’indicible vie voir sans voir pour rester leurré de ses visions

 

 

 

Le geste plus infini que le mot

 

 

 

Effritement du sens beauté de la danse

 

 

 

Le geste est fidèle le mot enfume volutes des phrases

 

 

 

Et je m’enfuis dans les hauteurs

Je meurs de mes cris non criés

Je meurs

 

 

 

Je revis je ne sais comment

 

 

 

 

Je conduis une voiture la nuit un couple de vieillards me fait une queue de poisson je crois être dans un cauchemar je n’ai plus jamais conduit sauf mon bateau de fortune en mer

 

 

 

Oui j’irai seule sans toi

La glace me pousse sous la nuque

 

 

 


Mon corps troglodyte tremble

 

 

 

Je me couvre de livres je dors des siècles

 

 

 

Je m’enfuis à chaque main ouverte

Je ne vois personne je suis aveugle je pleure à l’intérieur

 

 

 

Je dors des millénaires

Je chante parfois et ma voix réveille un autre mais cet autre je ne le vois pas

 

 

 

Tournant le dos à l’agitation des millepattes

 

 

 

Combien de temps encore faire tout et son contraire

 

 

 

Avancer d’un pas renoncer de trois faire n’importe quoi avec n’importe quand dire n’importe quoi n’importe comment

 

 

 

Règne du mensonge de la parole sans parole jurer et parjurer jouer et déjouer

 


 

 Aimer des aimés

 

 


 Descendre d’un train en prendre un autre plus véloce

 

 

 

Vivre en courant pour aller plus vite que la musique sans point d’orgue

 

 

 

Apprendre par cœur un nom et le jeter aux oublis

 

 

 

Oublier ce qui ne doit pas s’oublier humains sans mémoire humains sans histoire dépossédés de leurs rêves

 

 

 

Le courage d’aimer l’appel de l’être à chérir

 

 

 

L’être difficile fermé ouvert à sillonner

 

 

 

Un être ailleurs à découvrir petit à petit un être entr’ouvert

 

 

 

Petit à petit

 

 

 

Un être s’ouvre

 

 

 

Un être qui t’as trouvé

 

 

 

Petit à petit

 

 

 


 

 



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